Le baromètre du crédit immobilier

Les taux des prêts immobiliers ont continué de se maintenir à des valeurs relativement basses en juin dernier. Les taux des crédits immobiliers du secteur concurrentiel se sont établis en moyenne à 3.38 %, contre 3.40 en mai et 3.48 en avril. Aujourd’hui, la quasi-totalité les prêts se réalise à un taux inférieur à 4%, pour une durée moyenne d’un peu plus de 17 ans (209 mois). Depuis 2008, on note un net recul de la durée des crédits immobiliers : aujourd’hui, la moitié des prêts s’étale sur une durée de 20 ans ou moins, alors que cette proportion n’était que de 40% en 2008.

Crédit Immobilier

Procès Kerviel : la Société Générale mise en accusation

C’est jeudi dernier, au tribunal de grande instance de Paris, que s’ouvrait la troisième séance du procès Kerviel. Largement consacrée aux interrogatoires de l’accusation, cette séance a particulièrement sollicité Claire Dumas, représentante de la Société Générale dans ce procès. La défense de l’ancien trader Jérôme Kerviel, représentée par Me Metzner et son associé Me Huc-Morel, a marqué des points face
 à la banque. Conséquence directe : les indices s’additionnent et pointent les limites et failles de tout un système.

En ouverture de séance, le président du tribunal a projeté une vidéo réalisée par la Société Générale. Grâce à ce didacticiel, le public a découvert le fonctionnement d’une salle des marchés. L’un des enjeux majeurs du procès consiste en effet à savoir si les prises de positions colossales de Jérôme Kerviel étaient connues, ou pas, de sa hiérarchie. Rappelons qu’il a fait perdre près de 5 milliard d’Euro à sa banque.

Fidèle aux reportages télévisés habituels, ce court film montrait un large open-space où des traders stressés scrutaient leur dizaine d’écrans (chacun), accrochés au téléphone ou à leur clavier. Difficile de croire que, dans une telle symbiose, les membres de l’équipe de Kerviel n’aient pas eu connaissance de ses agissements. Claire Dumas se défend : « Vous savez, les traders ont une charge de travail qui les empêche de s’occuper de leurs voisins. Le voisin de Kerviel aurait dû l’observer toute la journée pour se rendre compte. En un clic, on peut prendre des millions ».

Lorsque Me Metzner demande des éclaircissements sur les moyens dont disposait la banque pour vérifier les agissements de Kerviel, la Société Générale reste évasive. Il existe une multitude d’outils de veille, mais, d’après elle, aucun n’aurait su repérer les mouvements effectués par Kerviel. Pourtant, les managers de Kerviel validaient chaque jour le coût de ses opérations, c’est à dire ses frais de courtage, directement proportionnels aux valeurs échangées en bourse. A cela, Claire Dumas ajoute : « compte tenu des temps de traitement et de calcul, on se réfère à une photo de l’activité des traders, prise le soir ».

L’avocat de Jérôme Kerviel s’étonne donc : « Est-ce à dire que pendant la journée, on peut rouler à 250 en ville  ? ». Il n’existait pas de dispositif de limitation des positions prises par les traders en temps réel, ou tout du moins ces dispositifs n’étaient pas utilisés par les managers de Kerviel. La Société Générale reconnais les dysfonctionnements dans ses procédures de contrôle : « les opérations de M. Kerviel ont été permises par la concomitance de l’absence de limite nominale et du recours à des faux ».

En conclusion de cette séance, les torts semblent donc largement partagés, entre l’ancien trader et son employeur. Le président du tribunal nous le rappelle par une étonnant prise de position en guise de levée de séance : « Il n’y a pas d’évidence dans cette affaire, M. Kerviel. Et ça, il va falloir vous le mettre dans le crâne  ! ».

Banque

Impôts sur le revenu 2009 : l’assurance vie

Jusqu’à l’année dernière, les placements sur des assurances vie étaient de sympathiques niches fiscales. Mais depuis l’année 2009, les revenus générés par ce type de plans sont soumis à de nouvelles mesures fiscales : une nouvelle taxe, forfaitaire, s’applique à ce contrats, et vous êtes tenus de ne pas l’oublier dans votre déclaration de revenus.

Selon l’âge de votre contrat d’assurance vie, l’épargne accumulée sera sujette à prélèvements sociaux (entre 0.5 et 12%) – et ce y compris si le contrat prend fin par le décès de l’assuré -. Ensuite, lors d’un rachat (total ou partiel) d’un contrat d’assurance vie, une taxe égale à la différence entre les fonds reversés au titulaire et le montant des versements effectués sera prélevée. Cet impôt peut être calculé également au PFL (Prélèvement forfaitaire libératoire) au taux de 35% lorsque le rachat intervient avant quatre ans, 15% lorsqu’il intervient entre quatre et huit ans, 7,5% lorsqu’il intervient après huit ans.

En quelques mots, les assurances vie, ça ne sent plus aussi bon qu’avant… Mais il existe tout de même quelques exceptions, notamment pour les contrats souscrits avant le 1er janvier 1983 qui seront exonérés d’impôt sur le revenu. Seront également exonérées les personnes mises en retraites anticipées ou invalides de 2e ou 3e catégorie. Attention toutefois, l’exonération ne concerne que l’impôt sur le revenu. Les contributions sociales restent dues, sauf lorsque le rachat intervient à la suite de l’invalidité du souscripteur ou de son conjoint.

Vous avez jusqu’au 31 mai maximum pour la déclaration papier, ou 10/17/24 juin pour la télé-déclaration par Internet, suivant les départements.

Assurance Vie

Les banques en ligne et les rachats de crédit

Malgré une très forte communication et des avantages tarifaires indéniables, les banques en ligne n’ont pour le moment pas convaincu les français, qui sont à peine plus de 2% à les utiliser comme établissement principal. Par contre, il est un domaine où les banques en ligne tirent leur épingle du jeu : les rachats de crédit. Suivant un phénomène que les spécialistes appellent « multi-bancarisation », les consommateurs optent de plus en plus régulièrement pour un second établissement, leur offrant des conditions plus avantageuses sur certains produits ou services.

La France se distingue du reste de l’Europe par des coûts bancaire globalement plus élevés que ses voisins (150 € / an en moyenne contre 60 en Belgique ou 90 en Allemagne). Ces coûts sont souvent attribués aux conseillés disponibles au guichet ou en rendez-vous, dans une banque traditionnelle. Les banques en ligne, distillant ses conseils uniquement par téléphone, peuvent s’affranchir des frais correspondants et donc proposer des tarifs beaucoup plus intéressants pour une qualité de service identique.

Ainsi, les consommateurs qui ont sauté le pas témoignent : les banques en ligne sont particulièrement bien placées sur les cartes bancaires, les assurances-vie et les portefeuilles d’actions. Elles ne rivalisent pas encore sur le marché du crédit en ligne face aux établissements spécialisés mais certaines arrivent à tirer leur épingle du jeu. Progressivement, les banques en ligne gagnent également du terrain dans le domaine du rachat de crédit, avec des taux inférieurs à ceux proposés dans les établissements classiques. Le crédit immobilier reste cependant le produit faisant l’objet de la concurrence la plus forte, car il nécessite une domiciliation bancaire des clients. Et là, il est pour beaucoup encore difficile d’abandonner leur établissement physique pour une banque en ligne…

Banque, Crédit Immobilier

Courtiers en immobilier : les français séduits

Les statistiques 2009 viennent de tomber : les français se tournent de plus en plus vers les courtiers en immobilier pour obtenir un crédit. A cela, deux raisons principales : la peur du refus face à leur banque, et l’économie de temps d’argent. D’après une étude réalisée TNS-Sofres, le montant total des prêts obtenus par l’intermédiaire d’un courtier a accusé une baisse limitée de 7% l’an passé, tandis que dans le même temps, le montant global des crédits immobiliers accordés chutait de 28% à 110 milliards d’Euro.

Contrairement donc à ce que l’intuition nous dicte, la raison principale des français ayant fait appel à un courtier pour un crédit immobilier est la suivante : trouver une solution de financement sûre. Et oui, l’argument prix passe après !
Face à la conjoncture actuelle, nombreux sont ceux qui se sont vus refuser leur crédit face aux conditions d’octroi toujours plus strictes de leur banque. Ainsi, la peur du refus a fait fuir de sa banque près d’un français sur cinq, au profit des courtiers. Cette proportion passe à un sur quatre si l’on se limite à la catégorie CSP+), population cible des courtiers.

Bien sûr, l’argument du coût arrive juste après : en faisant appel à un courtier, l’emprunteur s’assure un taux optimal et un gain de temps (il n’a pas se charger du laborieux travail d’interrogation de toutes les banques lui-même, souvent plusieurs fois de suite afin de faire jouer la concurrence). Conseils d’experts avisés, réponses rapide et taux d’acceptation supérieur, tels sont les avantages mis en avant par les courtiers immobiliers et leurs clients. Et ils ont bien raison.

Courtage, Crédit Immobilier

Obama défend sa réforme de l’assurance maladie

Mercredi dernier, les républicains ont décelé deux vices de procédure dans la réforme l’assurance-maladie proposée par le président américain Barack Obama. La loi a donc été revotée jeudi soir, pendant que le président la défendait à Iowa City. Toutes corrections apportées, le congrès a nouveau voté « pour » afin que cette réforme soit adoptée pour de bon. La réaction des républicains ne s’est pas faite attendre, ceux-ci n’ayant par attendu pour annoncer leur intention d’abroger cette réforme en cas de victoire aux élections parlementaires en novembre.

Barack Obama s’est montré vindicatif puis moqueur a l’égard des républicains : « S’ils veulent un combat, je suis prêt au combat », a-t-il déclaré, en rappelant que sa réforme permettra à 32 millions d’américains supplémentaires de bénéficier d’une couverture maladie. Le président a poursuit par « les républicains qualifiaient l’adoption du texte d’Armageddon, et affirmaient que ce serait la fin du monde si le projet de loi était adopté. Je n’exagère pas. Après avoir promulgué la loi, j’ai regardé autour de moi pour voir si des météorites étaient en train de tomber. Eh bien, en fait, c’était une belle journée. »

Assurance Maladie

Vague de froid : les assureurs auto très sollicités !

Vous l’aurez remarqué avec la vague de froid et les alertes météo qui nous touchent encore ces derniers jours : l’hiver 2009/2010 a été particulièrement froid, surtout sur la période de mi-décembre 2009 à début janvier 2010. Conséquence directe pour les assureurs automobile : la sinistralité, c’est à dire le nombre d’évènements déclarés aux assureurs, augmente en flèche. Entre les accidents de la route dus aux conditions difficiles (neige, verglas), les pannes de batterie dues au froid et les véhicules de remplacement à fournir, les assureurs ont enregistré des records historiques d’activité. Selon les compagnies d’assurance auto, la croissance du nombre de dossiers déposés sur la période peut aller jusqu’à 50% rapport à l’an passé. Cet hiver, plus de 30% des automobilistes ont fait ou feront appel à leur assureur, pour une des raisons évoquées plus haut.

Si le pic d’activité se ressent surtout au niveau de l’assurance auto, les mutuelles restent vigilantes lorsque l’on aborde le sujet des habitations : on craint une hausse des dégâts des eaux suite au gel, et des incendies du à la hausse du chauffage. Tous ces facteurs contribuent à alimenter la tendance d’évolution actuelle des tarifs des assurances auto, qui ont déjà renoué avec la hausse en 2010 (environ 3% en moyenne), après six années de baisse.

Assurance